Au
lendemain de la visite agitée de Nicolas Sarkozy
Olivier
Besancenot apporte son soutien "militant" aux salariés
de Sandouville
Nicolas Sarkozy
le lundi, Olivier Besancenot le mardi. Le porte-parole de la LCR
est venu lui-aussi à l'usine Renault de Sandouville mais
pour apporter son "soutien militant" aux salariés
de ce site où 1.000 emplois sur 3.700 doivent être
supprimés. "Les pouvoirs publics trouvent des
milliards pour sauver les banques mais il n'y a pas un radis pour
les victimes de la crise", a-t-il déclaré
au cours d'une conférence de presse aux côtés
des responsables du syndicat CGT de l'usine. En fustigeant "une
société devenue complètement folle",
il a dénoncé "les millions de bénéfices"
de Renault
qui devraient servir, a-t-il estimé, "à
maintenir l'emploi des salariés".
L'ancien candidat
à l'élection présidentielle est revenu sur
la présence policière utilisée pour tenir
à distance lundi les grévistes de la salle où
le président Nicolas Sarkozy devait se rendre. "Pas
une personne qui ne soit révoltée dans tout le pays
d'avoir vu des policiers envoyés à l'intérieur
d'une entreprise", a-t-il dénoncé. Mais
il a estimé que "cette démonstration de
force" s'était muée en "aveu
de faiblesse" en saluant "la responsabilité"
des salariés "face à cette violence".
Fabrice Leberre,
délégué CGT, s'est félicité
de ce "soutien militant" apporté par
Olivier Besancenot en rappelant que son syndicat était
en contact régulier avec les députés communistes
locaux et avait aussi rencontré François Bayrou
(Modem) et Julien Dray (PS). "On prend tous les soutiens
d'où qu'ils viennent, de toutes façons dans deux
mois, on est viré", a-t-il lâché.